Faire preuve de détachement, rire de tout, avec n'importe qui.
Attendre, espérer, mais ne pas ressentir, s'empecher d'être affecté. Par quoi que ce soit.
J'en avais pris l'habitude.
Assis à des milliers de kilometres, on ne ressent rien, on s'aseptise la vie, on ne prend que ce que l'on veut garder, et on fait abstraction du reste?
Et pourtant, la claque dans la gueule.
Raconter des histoires, s'inventer des mondes, refaire le réel, s'enivrer du virtuel
Et pourtant, la claque dans la gueule. Tous les jours.
Brouiller les pistes toujours plus. Rajouter des poupées russes, refermer chaque couche de l'oignon une par une, soigneusement. Et planquer la clef.
Et pourtant, la claque dans la gueule. Tous les jours. Tous les matins.
Relever ceux qu'on peut, arranger le quotidien, faire rire, s'effondrer, trouver des mains, des bras, des épaules pour se releverà son tour.
Et pourtant, la claque dans la gueule. Tous les jours. Tous les matins. Chaque seconde.
C'était peut-être trop facile. Pas de fatalité, pas de destin. Juste croire à l'impossible, puisqu'il le faut bien.
Et accepter de se prendre la claque dans la gueule.
Tous les jours. Tous les matins. Chaque seconde.





Et j'en profiterai pour remercier ceux qui sont la, qui ont été là, qui seront là.