Visiteuse, visiteur égaré, je t'en supplie( ; )jerem ) prends donc un fauteuil, fais toi plaisir.
Allume toi une clope, sers toi un bon vieux scotch, la dans le buffet, nan droite, ...un peu plus haut,...voilà tu y est.
Alors, êtes-vous contents? ici c'est désert, un vieille bâtisse, les murs ont gardé le charme de l'époque, mais evidemment, c'est un peu loin de tout.
Ah, mais vous avez une voiture cher visiteuse/eur, alors tout va bien!
On fait le tour du propriétaire?
L'hôte, visiblement amusé,souriait comme s'il n'avait vu personne depuis des années. On pouvait voir ses deux dents en or scintiller à chaque phrase qu'il prononcait.
"Nous arrivons dans le petit salon. Ici, madame recevait ses connaissances mondaines, et autres marquises, baronnes ou comptesses en tous genres.
Plus loin, derrière cette baie, la véranda, très appréciée de monsieur,autrefois.
Lumineuse le matin, tellement lumineuse. "Lui seul était autorisé a déjeuner sous la véranda. Ces mesdames, malgré que ce soient elles qui régentaient cette demeure comme bon leur semblait, n'y entraient jamais.
"Je vous en prie entrez, admirez de ce côté les larges étendues ombragées du jardin, et par ici les hauteurs, le petit val, et le village, là, vous voyez?Tout en bas."
Ils empruntèrent ensuite l'immense escalier qui béait au beau milieu de l'entrée principale, pour découvrir l'étage, après une visite détaillée du Rez de chaussée, ainsi que du Jardin.
Tout en haut, un long corridor s'étendait sous leur pieds. Une épaisse moquette recouvrait l'ensemble de l'étage, comme si les différentes pièces étaient toutes récentes.Ce qui paraissait impossible, au vu de l'âge évident de la bâtisse.
La plus grand porte qu'ils trouvèrent était la chambre de monsieur. Un homme entouré de tant de femmes, il était plus qu'heureux dans cette demeure, pourtant il ne partageait sa chambre avec aucune d'entre elles.
On ne pouvait pas en dire autant des présences féminines qui peuplaient la masure.
A ce moment là, le couple de visiteurs stoppa, observa longuement l'immense pièce qu'on venait de leur désigner, puis ils se regardèrent. Une atmosphère étrange flottait déjà sur la demeure depuis qu'ils étaient rentrés. Lui l'avait tout de suite senti. L'autre était plus dissipé, l'oeil attiré par les sublimes décorations, les gigantesques lustres scintillants de toutes parts, les broderies sur les fauteuils, les voilages aux fenêtres, tout lui paraissait parfait, malgré l'ancienneté et le délabrement du mobilier...Et ce piano.
Ce piano trônant sur une petite estrade dans le séjour. Un long piano à queue noir. Etrangement, cette maison semblait inhabitée depuis des décennies,et pourtant l'instrument était incomparablement entretenu. Ils allaient comprendre ce détail plus tard...
Pour l'instant, leur hôte faisait signe, ils avaient encore beaucoup à voir...









And If I were to leave tomorow
Would that make you stronger for today ?